Zazie Mode d'Emploi

GLOB’Z


GLOBZ 2019

Avec Eduardo Berti, Pablo Martín Sánchez et leur traducteur Jean-Marie Saint-Lu


  du samedi 25 mai 2019 au dimanche 26 mai 2019
Auberge de Jeunesse de Lille / Maison Stéphane Hessel / 235 boulevard Paul Painlevé, 59000 Lille
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Z’extras


Ateliers de cuisine poétique à Fives


  le mercredi 29 mai 2019 de 09h30 à 13h30
L’Avant-Goût / Face au 92 rue Philippe Lebon, 59800 Lille-Fives
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Ateliers de cuisine poétique à Fives


  le samedi 1er juin 2019 de 09h30 à 13h30
L’Avant-Goût / Face au 92 rue Philippe Lebon, 59800 Lille-Fives
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Ateliers de cuisine poétique à Fives


  le mercredi 5 juin 2019 de 09h30 à 13h30
L’Avant-Goût / Face au 92 rue Philippe Lebon, 59800 Lille-Fives
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Ateliers de cuisine poétique à Fives


  le samedi 8 juin 2019 de 09h30 à 13h30
L’Avant-Goût / Face au 92 rue Philippe Lebon, 59800 Lille-Fives
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Les oulipiens de l'année

Les oulipiens de l’année


Eduardo Berti & Pablo Martín Sánchez / Fondu au noir

0. Prologue
En février ou mars 2012, l’écrivain argentin Eduardo Berti proposa à l’écrivain espagnol Pablo Martín Sánchez d’écrire un livre ensemble à partir d’une idée originale ou, pour le moins, curieuse : EB écrirait une trentaine de commentaires environ d’environ trente micronouvelles inexistantes ; PMS, à partir de ces commentaires, écrirait les micronouvelles en question. Puis, lors d’une seconde étape, ce serait l’inverse : EB écrirait des nouvelles également très brèves à partir des comptes rendus anticipés de PMS. […]


4.
L’anecdote est banale, il faut le reconnaître. Mais l’astuce de la raconter à l’envers, en commençant par la fin, comme un film projeté « à rebours », contredit cette banalité. Elle la dément, pourquoi pas, en nous montrant à contre-jour, d’un point de vue nouveau, quelque chose qui avait perdu tout effet de surprise à nos yeux.


Fondu au noir

Il finit de traverser la rue et respire, soulagé. Ses derniers pas ont été les plus angoissants. Un moment, à mi-chemin, il a cru qu’il n’y arriverait pas. Et pourtant il s’était lancé d’un pas décidé, en pensant aux mots du poète : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible aux yeux ». Maintenant il se réjouit d’avoir jeté sa canne avant de traverser. Comme ça, personne ne pourra dire que si les voitures l’ont évité, c’était pour ne pas écraser un aveugle.

Traduit de l’espagnol par Jean-Marie Saint-Lu

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En sortant des ateliers…


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