Accueil L’oulipien de l’année Fondu au noir
Un film à contredire

Page précédente Page suivante

Un film à contredire
d’Ed Berti & Paulo Martin

— 

Édito
par Paulo Martín

Concédons au critique dur qu’on parle d’un court sans action. Or, sa malice donne du fruit : partir par sa fin – figure du vinyle du Malin – contredit sa normalité. Dédit qui, s’affirmant, nous affiche, dos au jour, un horizon inédit, image du nul qu’on ne disait pas, à tort, magnifique du tout.

— 

Un film à contredire
d’Ed Berti

Pas à pas, Albert conclut sa marche difficile d’un credo sanguin, bénédiction benoîte : Douce divinité ! dit-il, j’y parvins ! Arrivé du trottoir vis-à-vis au sacrifice d’un utile doberman, sans accroc, il n’y croit pas. A-t-il pas, au coin, titubé ? D’où sa conviction s’affirmait : « Malsain l’iris, à l’intuition qui voit tout confie donc ton pas. » Ah ! qu’un niquedouille dirige du côté droit sa berline d’or sans avoir connu ma berlue, disait-il matin.


Les lettres des digrammes initiaux des noms des auteurs (EDuardo BErti et PAblo MArtín SAnchez) ne sont autorisées que dans le contexte d’au moins un des digrammes auxquels elles appartiennent :
E seulement dans ED et/ou BE,
B seulement dans BE,
D seulement dans ED,
A dans PA ou MA ou SA,
P, M, S respectivement dans PA, MA, SA.