Accueil Les oulipiens de l’année Fondu au noir
Fondu au noir hétérodigrammatique

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Il finit de franchir cette rue puis exhale, soulagé. Ses pas finals lui ont fait grand-peur. Un moment, à mi-parcours, il a cru que ce serait irréalisable. Il s’était toutefois lancé d’un pas résolu, converti aux propos vulpins : « On ne voit bien que grâce au cœur. Ce qui compte est invisible pour nos yeux. » Ici enfin, il se divertit d’avoir au préalable jeté sa canne. Comme de juste, nul n’oblige à dire que si l’horrifiant camion l’a gracié, c’était pour ne pas faucher un aveugle.

Gef d’après Pablo Martín Sánchez


Aucune suite de deux lettres n’est répétée au sein de chaque phrase, même entre mots.