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Pourquoi je n’ai ficelé aucune de mes scribouilles

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Ben oui, je suis à bout et j’en ai marre de lire sous la plume de celle que j’abhorre des bribes et barbouilles de ma bibliothèque à venir. Je m’arcboute sur les bobards de celle qui embobine mes futurs bibliophiles.

Aurait elle lu dans le marc de café les bouts de mes textes inédits ? Toutes mes ficelles, cordages et sacs de nœuds.

Les aurait-elle dictés en bengali à Hassan Ibn Abbou, Mersel Kébir, Cermal Bibelo ou tout autre marabout de cet acabit.

Tout cela ne manquerait ni de sel ni de culot. Mes écrits ainsi dispersés ont abouti faute de mienne scribouille à ces parcelles marcescentes dont se nourrit cette prébendière.

Je chancelle, car voilà que je serais contraint de les rebouter puis de gribouiller sans tabou et sans fin ces puzzles en de sombres marqueteries d’ébénacées.