Accueil Les oulipiens de l’année La nuit
Poème testumonial

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– Chantiers où l’on fit des balances,
Ouvroirs au travail dévolus,
Pourquoi ce deuil et ce silence ?
– C’est que l’ouvrier ne vient plus.

– Pourquoi personne à vos fenêtres,
Pourquoi nul turbin, nul labeur,
Ô usine ? Où sont tes contremaîtres ?
– Je ne sais pas, ils sont ailleurs.

– Chiens et vigiles, pourquoi faire ?
Les lieux sont vides à présent.
Homme, qu’est-ce que tu espères ?
Que devient le travail ? – Absent.

– Où donc est-il ? – Ailleurs en France.
— Et le patron, par quel accueil
Il vous reçut ? — Il s’en balance.
— Et qu’apportez-vous ? — Un cercueil.

De J.**ouet l’amant, Le Châtiment.