Accueil L’oulipien de l’année Il se penche il voudrait attraper sa valise
La valise ou la vie

Page précédente Page suivante

Il se penche : il voudrait attraper sa valise,
Trop pleine pour passer à la Panam sans cash boni.
Surprise ! Sinuant, des rapaces le prennent au mot.
Alors, Signor, ça ne va pas ? Lâchez ci billets, métaux.

C’est un coup de barbares avilis d’idées réacs.
Il faudrait davantage d’ironie fière,
Donner dans de bâtardes trahisons, mi-mort, mi-démence,
Qui me baladant par le groin s’offriront mes fripes.

Las, noirâtre et massif, un poivrot suri de vin.
Peu d’hommes se pencheront là, sur son puant vomito,
Gisant sur le lisier qu’épand un affreux trou.

On était invincible, niché dans le riant ubac,
Du ciel ni profond ni triste diverti, sort étale.
La toison d’or moisit vite, sitôt fui l’esprit.


Les voyelles du premier vers du sonnet de Raymond Queneau passées à la moulinette du jeu de la vie ont engendré 14 listes successives à l’origine de ce poème :

ieeeiouaiaaeaaie
oeieouaeaaaaaaoi
uieiuaeaaeeeeauo
aoioaeaaaeiieeau

euoueaaeaiiieeea
iauaiaaaeioieiee
oeaeaaeaioioieee
uieaaaaeoioioeie

aoiaeeaiuoiouiei
euoeeeeoauouaoio
iaueiieueauaeuou

oeaiiiieieaeiaua
uieiooiieieioeae
aoioooiiieiouiei