Accueil Les oulipiens de l’année Je regarde le bistrot
Imprécis

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Un rêve.
C’est d’abord une sorte de magasin plein de lumière, j’ai dû y entrer pour acheter quelque chose, peut-être du Darjeeling, ou des ampoules électriques. J’hésite car je ne sais plus très bien où je dois aller, j’avance très lentement. J’ai l’impression que le plafond est bas, mais c’est peut-être parce que, pas très loin, une femme est assise, qui a l’air de ne penser à rien. C’est rassurant et je me sens moins seul. Peut-être finalement est-elle en train de prendre un repas, ou une collation, ou un café, et je me retrouve aussi assis devant elle et je regarde ses yeux.
Ensuite, je suis sur une sorte de plage, ou de port, une silhouette part en courant, de dos, et disparaît ; puis un bateau s’éloigne et personne ne lui fait de signes d’au revoir, je trouve cela anormal, et je réfléchis à sa destination. Quelqu’un me dit que c’est un bateau de croisière, quelqu’un d’autre que c’est un cargo, mais en réalité c’est la même femme qui était assise à une table de restaurant, et d’un seul coup je ne suis plus sur le quai de ce port mais dans un magasin où un marchand me demande si j’en veux encore un peu, je ne sais pas de quoi il parle, il est derrière son comptoir et il manipule des objets à vendre, il regarde dans ma direction mais il parle à quelqu’un qui est à côté de moi et je ne sais pas qui c’est, donc je lui dis d’attendre.
Ensuite je regarde à côté de moi et je revois cette même femme, elle me regarde aussi mais je ne sais pas si elle parle. Le marchand ne dit plus rien et il disparaît.
Ensuite il n’y a plus de magasin ni de chaises, je suis pourtant toujours assis en face de cette même femme mais nous regardons dans la même direction, vers la mer, il n’y a plus de bateau, et les vagues sont remplacées peu à peu par des visages de femme, qui me regardent tous, jusqu’à l’horizon, et j’avance vers la mer et je commence à nager.
C’est à ce moment que je me suis réveillé, j’étais écroulé sur une table de bistrot et le barman me demandait si j’allais rester comme ça longtemps.