Accueil Les oulipiens de l’année Fondu au noir
Fondu et 2

Page précédente Page suivante

Fondu et 2, tous deux au carré et le premier au noir —

Aux yeux sont dérobés tant l’effet de surprise que l’essentiel, le point de vue sur celui-ci n’étant bon que depuis le cœur, selon les mots du poète remémorés, et sur celui-là, ne contredisant et ne démentant la banalité admise de l’anecdote que, pourquoi pas, au contre-jour de l’astuce d’un récit à l’envers, raconté en commençant par la fin, comme un film projeté « à rebours », où soulagé, respire, aux derniers des pas qui de décidés sont devenus de plus en plus angoissants, après avoir cru ne pas devoir y arriver, un moment, à mi-chemin de la traversée de la rue au cours de laquelle les voitures l’ont évité sans que personne ne puisse dire au final que c’était pour ne pas écraser un aveugle, celui qui se réjouit maintenant d’avoir auparavant jeté sa canne.

Factorisation littéraire : les yeux, communs aux deux textes, ont conduit l’auteur à réunir la citation de Saint-Exupéry et l’effet de surprise. Les pas apparaissent aussi deux fois dans la nouvelle, et sont réunis ici. Le personnage principal apparaît de façon la plus resserrée possible : celui est sujet de respire, croire, mais peut également être lu comme apposé à aveugle).