Accueil Les oulipiens de l’année C’est un soir de vent
Centon du soir de vent

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Toute la vieille chambre était illuminée (Rimbaud)
Ô Dieu du mauvais goût ! Faut-il donc pour te plaire (Nerval)
Chasser tout souvenir et fixer sa pensée (Musset)
Sur ce livre qu’emplit l’orage et le mystère (Hugo)
 
Je me souviens pourtant qu’en cette nuit cruelle (Musset)
Quand la pluie étalant ses immenses trainées (Baudelaire)
-- Tempête, hiver, qui bats ma vitre de ta grêle ! — (Hugo)
Le sol roulait des flots de glèbe et de pavés (Nerval)
 
Quel monologue affreux dans l’arbre aux rameaux verts (Hugo)
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage (Baudelaire)
La terre qui le couvre en est bien plus légère (Nerval)
Entend-on le rocher chanter pendant l’orage ? (Musset)
 
Sais-tu ce que tu fais, puissance originelle ? (Nerval)
Vos yeux toujours levés voient la céleste voûte (Lamartine)
Le vent fait tressaillir, au milieu des javelles (Hugo.)
Un assaut furieux, le suprême sans doute ! (Verlaine)
 
Je ne puis plus aller où j’allais ; je ne puis (Hugo)
Cependant que la cloche éveille sa voix claire (Mallarmé)
C’est mon avis qu’en route on s’expose à la pluie (Musset)
C’est un pays plus nu que la terre polaire (Baudelaire)