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nuances sous écrou

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… au soir venu, avec ces numéros criés, ces misères amassées, ces noms énumérés en masse sur un univers en sursis, sans issue ni murmure, une encre noire ou en nuances variées s’ouvre à mes envies : avec une aisance sommaire, remanier, remanier encore, sans renoncer, émaux ou camées immiscés en mon cerveau moussu, se consacrer à un exercice suivi, scènes en réunion créées en soi comme en un musée, vivaces ou concises, essais cruciaux mais ruinés, résumés au minimum, comme une saucée va s’insinuer sur un carreau en un canevas nuancé ; écœuré, cesser, revenir en version amnésie ; ou s’examiner avec cran, avec raison, réussir ainsi à mémoriser au mieux sans omission une succession en camaïeu ; aïe, énorme crève-cœur, mon cosmos se renverse encore, comme évanoui à sa naissance, érosion sévère, sans réserve, sans conserve…