Accueil Les oulipiens de l’année C’est un soir de vent
Vent factorisé

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Le vent assomme et le tonnerre change de persistante en orageuse, avec des éclairs nets ou diffus, la pluie, respectivement, contre son abondance soudaine à coups de bélier desquels il la pousse à s’infiltrer en minces fils par le cadre de la fenêtre de celle qui est plongée dans la lecture en bande dessinée de ses Hauts hurlants, et d’un seul, brusque, de lui-même, lui qui vous fait sauter comme un enfant, et dirait-on fouette les frondaisons dans les gris de ce soir - objet de ce texte - fait des trois (que ne veulent ni homme ni herbe), et dont le premier arrive presque à étouffer le gong.

Hors les mots outils, aucune répétition. Ceux répétés dans l’original n’apparaissent donc qu’une fois ci-dessus. Néanmoins, chacun des divers contextes en est restitué : l’auteur désigne cela par "mise en facteur" du mot en question. Par exemple, les coups ci-dessus se rapportent à la fois au vent, au tonnerre et au bélier, alors que le texte d’Harry Mathews dissociait le coup de tonnerre et les coups de bélier que le vent assène.