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Rire rose

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Rire rose —

Pan ! Il a buté pile le mot « abolir » ! Avec une rare témérité cet original agité, déluré, se démène. Déjà débute le bal à l’opéra, là se police la futilité, là s’économise l’élan émotif.

Or ici le régime d’égalité se décale petit à petit : un égaré tâte, tâte sa copine tel un ado désaxé. Je tolère ce vis-à-vis abusif... Ose ! Jubile ! La vitalité de sa nature m’amuse. Malice, ni puni, ni sali, même si ça m’agace.

Je délibère vite, répète la visite de la filature car un ami délicat – un anar à la cerise – me ramène mes 20 étés. Un âge révolu de roses en épines... Imagine ça – la lune colore d’opale la balade, le canal irisé rivalise de repos avec un aber isolé.

Gare ! Musicale, la sono se divise, l’unité se dérobe. Pire, l’opacité digère le rêve. La fête va finir.