Accueil Les oulipiens de l’année C’est un soir de vent
Phobie

Page précédente Page suivante
Catherine avait une phobie, une peur irraisonnée du tonnerre. Lorsque le soir il y avait du vent, du tonnerre et de la pluie, elle devait suivre les recommandations de son psychothérapeute afin de combattre sa brontophobie :
- Quand de brusques coups de tonnerre et une pluie persistante se changent en pluie d’orage, avec des éclairs nets ou diffus et avec un tonnerre qui dirait-on fouette les frondaisons dans les gris du soir, alors il faut décourager votre angoisse naissante en vous tournant vers des activités qui vous plaisent et accaparent votre attention. Qu’aimez-vous par-dessus tout ?
- M’occuper du fan-club des sœurs Brontë que j’ai créé avec quelques autres inconditionnels et dont je suis présidente, mettre à jour le site web, relire leurs livres pour en faire l’exégèse, ...
- Voulez-vous dire que vous êtes... ?
- Oui, je suis Brontëphile et cela occupe tous mes loisirs.
- Voilà votre remède ! Lorsque les coups de bélier que le vent assène contre l’abondance soudaine d’une pluie que ne veut ni homme ni herbe, que le tonnerre qui vous fait sauter comme un enfant, ou que le vent qui arrive presque à étouffer le gong du soir, commencent à vous oppresser, je vous recommande de vous tourner résolument vers ces activités.
Ainsi nous combattrons le mal par le mal, le tonnerre par les Hauts de Hurlevent et la brontophobie par la Brontëphilie.