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Ode d’Edo : soir à rios

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Soir de vent, de tonnerre, pluie formant des rios !
Elle a fermé la page en lisant derrière elle.
Élever le tam-tam de la pluie révèle
Oh ! Combien plus violents peuvent être ses cris, ho !
 
Un tonnerre dirait-on fouette l’arbre nu,
Trace des éclairs nets, flous, fait le grand écart.
Rab de pluie à l’envi, dépression : zéro bar
Sue, nimbus, car jamais meilleur prétexte n’eus !
 
Ressac frappant le verre au point de le casser,
Regagne en violence en faisant s’engager
Rios entiers de pluie expulsés dans le soir.
 
Lof offert aux pluies, qui serait assez fol ?
Slovènes regimbeurs ni cressons sénevols.
Rios intrus, du vent ! Ou c’est la mort du soir.

Les premier & dernier mot de chaque vers font palindrome.

Précision de l’auteur : « Une ode d’Edo, contrairement à ce que son titre pourrait faire accroire, ne vient ni du Japon ni du Brésil, mais bien de Ljubljana, ville dont le nom historique est Ljubljanacjcl, familièrement abrégé en Janacjcl par les janacjclistes avertis. »