Accueil Les oulipiens de l’année La Peinture à Dora
La disportation

Page précédente Page suivante
La disportation
 
Survivant aux SS, à la faim, aux grands froids,
Dans un camp, à Dora, plus d’un an vaut un mois.
Mais tout pouvait finir, la mort faisait moisson,
Pour un mot mal compris, un hasard, un frisson.
François, dit FLL plus tard à l’OuLiPo,
Convoquait sa raison aux durs cris d’un kapo.
Au long d’un vasistas il voyait un lacis
Aussitôt disparu, un croquis sans sursis,
Un lavis suintant s’abolissant, furtif,
Aussi prompt à mourir qu’un corps radioactif.