Accueil Les oulipiens de l’année Diomira, une ville invisible
Holorime

Page précédente Page suivante

C’est sûr, détournons-nous vraiment d’Ibulkar pour tenter mer
géante, rive à l’est, éthiquement ébaudis d’émotion : l’orient
vagabondant, site où trôna Crésus et pas nous. Ici, ce content
ploutocrate, en l’espèce, y fit cité dionysiaque. Elle révèle des
coupoles, vantarde ; y fait des concerts tant et plus, chansons
pas sévères ; y table sur vos lambris collés d’étain ; des irisés
mémoriaux de bronze ; ajoutant de faux rhinocéros de jade his-
sés sur des tours. Non, n’ouvrez mandibules car pourtant émerge et
hante rivale, esthétiquement. Et beaux, dix dèmes, aussi, ont l’or
riant — vague abondance itou trop, nacre, aise, us épanouis... Si
se contemple août ocre, attends les spécificités d’Ionisie : ah !
quel rêve elle découpe au levant tardif et déconcertant, épluchant
son passé véritable, survolant bricole et déteints désirs, ris et
même or, iode, bronzage — ou tant d’euphorie, noce, éros de jadis !

« Ainsi villes inciviles » (I.1. Ionise-y Ionisie), Hit à lots qu’alevine eau

L’impression de « déjà vécu » des habitants se traduit dans le texte
même : ses deux moitiés sont homophones (holorimes de 122 syllabes).