Accueil Les oulipiens de l’année C’est un soir de vent
C’est un soir d’air, de feu et d’eau...

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C’est un soir d’air, de feu et d’eau. On lit « les Hauts des cris du vent » en B.D. Un coup très fort et le grain sans fin se fait plus dru, pris dans des flashs nets ou flous, et un bruit qui croit-on bat le bois dans les gris du soir. L’eau sourd par le bord de l’oeil-de-boeuf, en de fins fils que les grands chocs du vent font sur le mur de flots, ce bain que nul ne veut, ni les gens ni les prés, pas plus que les tirs du ciel qui vous font choir tel un chiard, ou ce vent qui rend plus ou moins vain le gong du soir.

Marc de Saint-Phal (POL, 1900)

Monosyllabes stricts, sans E caducs finals.