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Boulevard Nithard
En ce temps c’était l’âge d’or
On imaginait des trésors
Au sein même des noires caves
On voyait venir le grand soir
On semblait même apercevoir
Enfin le bonheur sans entrave
Fallait combattre la poussière
Recouvrant le vieux monde austère
Nettoyer afin de régner
Lors détruire les rossignols
Rebuts et meubles de guignol
Toutes les toiles d’ araignées
Crâne tibias et clavicule
C’était vaguement ridicule
On n’a trouvé que quelques os
Un jour dans un sac de plastique
C’était pas vraiment fantastique
Et bien loin de nos idéaux
Ce qu’on cherchait depuis vingt ans
Était-il perdu dans le temps ?
Bien loin était notre Parnasse !
Pensions-nous prenant le chemin
Chancelant tremblant tout chagrin
Du boulevard du temps qui passe
D’après Georges Brassens, Boulevard du temps qui passe.

