Accueil L’oulipien de l’année L’Invention de Nithard
Beau cadeau à Bernard Cerquiglini

Page précédente Page suivante

La gardienne, Anne, dirige, elle a débâclé la barrière du grenier, qui grince. Au-delà, elle erre à belle allure, ça barde. Là-derrière, danger, ça dégage dur. La cabane ? Un lieu négligé au dernier degré : ici une araignée, là du caca durci, de la cendre, ça la rend dingue, car nul n’a rien rangé ni dégagé ! Quel lieu ridicule ! Elle ne cerne rien de bien : un ancien bar déglingué, une crédence laide qui craque, du linge raidi, cradingue, de la quincaillerie ringarde, une carlingue délabrée, un calendrier de l’année cinq, rien que du barda à balancer d’urgence. Du balai ! À débarquer ! Anne regarde bien : elle indique un bagage cubique qui bâille à la lueur de la lune. Elle crie de l’élargir à l’aide d’un bidule, d’une canne-candélabre, ça brille ! Elle en dégage une relique : un beau crâne bien blanc ! Le crâne d’un barde ? D’un général ? D’un brigand ? D’un grand leader ? D’un alien ? La brigadière Angélique braille : « Ce crâne bien brigué ? Celui d’un génie ! Un cadeau de Dieu ! »


Beau présent sur les lettres de Bernard Cerquiglini : A, B, C, D, E, G, I, L, N, Q, R, U.