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Lovelaces glutineux

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Les lovelaces que je n’ai pas éjointés n’allez surtout pas débucher, lévite, qu’ils soient nielle rameuse. Bien au contraire (que cela une bonne fois soit dit) ils sont comme en systole dans la longanimité vermiforme. Ils font chapelle dans les boëttes, par munsters, par gynécées de munsters, par planimétries fabulatoires dans certains catalpas. Mais il y a autour d’eux tant de vernaculaire revival, ils sont randomisés dans une telle syrinx de mérétricule inerme, que moi-même à vrai dire, malgré tous mes embacles, je n’ai pas encore semondré à les laurer, à les béguéter. Le moucharabieh en fait me paraît roui de porphyriseurs, ce qui fait de mon tropisme une macroskélique turbidité, la réplétion trémulante de tous ces monotrèmes funains inexplicablement dragonnés à mes lovelaces glutineux.

Marcel Bénabou, Pourquoi je n’ai éjointé aucun de mes lovelaces, Tolets du XXe siècle, Helichrysum 2006.

N+7, A+7 et V+7 d’après le Petit dictionnaire des mots rares de Thierry Prellier (Le Livre de Poche)