Accueil Les oulipiens de l’année Fondu au noir
Fondue au blanc

Page précédente Page suivante

Il va me falloir vous raconter cette histoire. Je m’y étais engagé. Tout ça pour un petit bout de pain laissé dans la marmite. Avais-je bu ? Oui, sans doute. Ce pichet de vin des Abymes était décidément un mauvais présage. Ha ha ! tous, ils ont trouvé ça fendant. Quand mon tour était venu de plonger ma longue fourchette dans le caquelon fumant, les regards des autres convives s’étaient tournés vers moi : j’allais devoir assurer. Les autres. Et moi. Assurément cela faisait une belle compagnie, disparate et cosmopolite. Car le mélange que nous formions était beau, fort et mental. En abondance tout au moins. A peine (zèle ?) étions-nous moins nombreux que les apôtres autour d’un jésus de circonstance. Je n’aime pas trop la charcuterie ; le vin, si. Mais ne comptez pas sur moi pour en faire un fromage. Ni tout un plat. Ni toute une scène.