— T’as pas compris Tino, j’t’avais prév’nu, fallait pas passer au rouge, t’as voulu nous doubler faut t’mettre à table et fissa ! T’as voulu nous faire chanter, on va t’apprendre la vraie musique ! Nous c’qu’on veut, c’est récupérer la neige ou le flouze, ya pas trente-six chemins ! On t’a déjà fait une fleur quand t’étais passé à l’orange mais t’as rien pigé, t’es qu’un chien à mémère, un cave, le roi des cartes ! T’as voulu nous roussiner, faut banquer maint’nant ! T’es qu’un menteur diplômé ! T’as voulu nous jouer les amours du chien jardinier sous la pluie et t’as perdu ! La musique, c’est nous qu’on la connaît ! A trois j’t’adresse au Père en recommandé, tu sais là où c’qu’on sert de plat de résistance aux limaces ! Un... deux...
Tino est dans la zone...complètement à l’est... il tranche et pèle des nuages (noirs et épais les nuages !) il songe qu’un ramoneur ici et ben ça s’rait pas du luxe...il se dit que si ça continue ils vont le faire éternuer dans l’sac ! Le Calabrais lui a collé un pain à décapsuler une mousse, il pense qu’il est chez le Père et se demande pourquoi il voit toutes ses comètes, une vraie galaxie en formation ! J’suis chez Dieu pense-t-il...c’est chouette... chouet....chhhhhhhhhhhhhh.....
Michèle Palaric a aussi écrit