Accueil L’oulipienne de l’année Diomira, une ville invisible
xiao mi ra

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marco annonce au roi : si on va, va, va, un soir on arrivera à xiao mi ra,
commune aux immenses vases mauves renversés sur six cases en mica, avec ses sirènes animées en acier, avec ses rues cuivrées, son muséum en verre, où un oiseau en or serine aux aurores sa canso en une cour vernissée. « encore ? mais nous avons vu ceci, ce ne sera nouveau ! ». ô mais non : si on arrive en mars, en une soirée ocrée, avec maisons à carreaux irisés, en miroir aux cieux, si une commère à voix vive s’écrie : waou !, on enviera ceux à mémoire en réminiscence envers une même occasion, à nice ou nicosie, à rio ou rouen, à vancouver ou venise, savoureuse comme un nirvana.