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Vers d’un soir

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Le verbe assoit l’humeur du meurtrier mûr
lequel change d’état sur les planches folles
scènes d’un succès qui ne fait pas école
Le verbe a soif des sons passant en douceur

L’artiste les effeuille avec un bruit d’armure
ça le rend fort mais au début couleur drôle
Il triche en concourant pour deux rôles
avide et brave puisqu’il forme l’amour

En se déridant on vide un verre de soi
donc on fait peur aux belles âmes salopes
celles qui galamment colportent des leurres

Quand le drame meurt on déterre la soif
avec elle on déclenche une trombe en eau propre
pour mûrir sans fin tant que le verbe en soi demeure

Homophonie