Accueil Les oulipiens de l’année Crochet à goutte d’eau
Piton à grain dur

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Un granit compact. Poli. Arrogant.
Parfois, pas d’incision pour un doigt câlin.
Pas un trou pour lui courir au cul.
Pas un pli pour s’ouvrir un pas.
Il saillit du thorax.
Un bloc au nom choisi « donjon ».
 
Si la captation faillit, un champ sans positions d’appui pour gravir la paroi paraît fou.
Alors il y a un truc. Original. Inouï.
Qu’on introduit dans tout grand cas.
 
À vous, un piton à grain dur.
Un franc piton massif, pointu, piquant.
Un appât à granit.
Il faut d’abord l’assainir sur l’ondulation qui saillit d’un angström.
Voilà la position d’un appui.
Au bout sous l’appât, surgira la fixation d’un hauban à trois plats.
Soupir contraint !
Il faut, au bas du hauban, qu’un panard soit garanti, alourdi piano du poids du corps sur un bord plat.
Pianissimo. Tout à-coup brutal fait sortir illico l’arrogant piton du cran riquiqui.
Pas à pas, un poids subtil s’alourdit à l’aplomb du piton obtus qui s’introduit sans mal dans l’obscur granit.
Toujours plus pianissimo, il faut promouvoir son corps plus haut.
Sans voir à aucun prix sur quoi on satisfait à la position.
L’air bruit.

Par hzenon

Lipogramme en E.