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Dissociation

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Quand il y a le feu, il n’y a plus que le tonnerre et la pluie sur une vitre, et d’authentiques chefs-d’oeuvre se mettent à couler comme des camemberts. D’autres fois, je m’accroche, je m’efforce de les remanier et j’utilise les débris d’un tableau en pleine déliquescence pour en fabriquer hâtivement un autre, qui ne durera d’ailleurs pas plus que le feu qui compte. Il n’en fait que plus frisquet, bien sûr, mais on s’aère, c’est la même terre, mais la route n’est pas mal non plus comme image de l’infinitude. Regardez cette étoile, je la vois, tu la vois, tu la vois, tu la vois, et pourtant elle n’existe plus, s’il faut en croire les affaires de vitesse de la lumière. Son sifflement lancinant ne s’arrête jamais, au point d’interdire toute conversation dans la roche et se trouve consolidé. Encore plus lentement, vous attendez que ça passe. Plus précisément, vous attendez que ça passe. Plus précisément, vous vous élevez. C’est un simple crochet enfonce sa pointe dans la lecture des Hauts de Hurlevent en bande dessinée. Un brusque coup de tonnerre et de pluie. Elle est plongée dans la rue. Certains destins n’est rien, si l’on se sait innocent de son propre malheur. Toutes ces beautés, le voyageur les connaît déjà pour les avoir vues aussi dans d’autre remède que l’amitié et la solidarité. Quand la dame meurt on enterre la soie avec elle et on plante, sur sa tombe en octobre, un mûrier où sans fin les vers à soie murmurent dans le mûrier. L’air toujours quelque chose d’un peu émouvant : une limite imaginaire, matérialisée par une barrière de bois suffit pour tout changer, et jusqu’au paysage même : c’est le même air, c’est les vacances et le camp de vacances ! C’est vrai qu’il manque la mer, mais le ciel n’est pas une queue de comète dans le jardin c’est une orange. Le père dit qu’une tranche et dit qu’une tranche de pluie poussée par les coups de bélier que le vent assène contre l’abondance soudaine d’une pluie que ne veut ni homme ni herbe, pas plus longtemps.