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Les verres à soi

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Les verres à soi me murgent dans le verrier
ils ne manquent pas c’est sûr. Tranchent et collent,
veines d’une chute qui se fait dédale. Coulent
les verres à soi qui sont pas chiants mais doux et

m’astiquent les fouilles avec un brise-moules et
ça les endort. Mais au dessous, des leurres m’épaulent
et pisse un coco rond un grand bol
au fil du bar, pisse morne assurée

en les dévidant on tire à vide de soi
quand en fait pour une belle flamme dérobent
belles et gars, mentent, prennent porte tout à l’heure

quand la flamme meurt on s’enterre soi
sans elle et on planque, si ça tombe en eau sobre,
un verrier où sans fin les verres à soi me murgent