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Ires d’usure

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Ces cris de feu je n’ai pas émis. N’allez surtout pas, couards querelleurs, ci-voir juger en bien – au contraire ! – de vœux absurdes porcs benoîts, noirs vizirs, prompts schnocks en surtension envahis ! Mais l’abus lucifère, est-ce hyper-vireux, tant les idiots textes par veaux, par doucereux veaux, cascadent en tiède grand-mesclun ? Ah, belliciste apôtre, où le sang pleut l’incendie gagne, y compris quand une telle surabondance de matière imprimée se noie d’être asservie ! Ressassez, rouspétez, morne esclave ! Encore les furies sacrées, tisonnez ! Par les arts changer le monde en fête, ça fait cent mille manières de s’y plaire. Mon harpail, buffles bons, ne sache pas se taire ! J’exulte pour des reclus clamant si perspicacement : Désossez là ces ires d’usure !

Lars-Hervé Bahloul, Pourquoi je n’ai saisi aucun de mes crimes, Lettres du Cinquième Ciel, Jeux D’Agresse 2010.

L’homovocalisme ici n’est pas strictement orthographique mais phonétique.