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Franchir une frontière...

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Franchir une frontière, c’est franchement frustrant. Une fictive finitude sur un quelconque fronton, et flop ! S’effondrent nos fondations.

On a beau prendre le frais, ici comme là-bas, on ne frissonne pas de la
même façon.Ce ne sont pas forcément les mêmes forêts, les mêmes
falaises, les mêmes lignes de faille ; on ne freine pas pareil, faute de
figures kif kif et si on a une fringale, on a beau farfouiller, on ne
trouve pas le même fricot,ce n’est pas la même façon d’accommoder le
flanchet ou la fraise, et, sans être Franchouillard, on ne siffle plus ni
Frontignan ni Fronsac.