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Fondue sylvestre

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Regarde je suis vraie, violence inemployée,
Sclérose appesantie des plaques tectoniques.
Mais s’ouvre le volcan. Inventez le ruisseau
Qui chasse de ses eaux les pensées méphitiques.
(Martin)

Regarde je suis vraie, violence inemployée.
Le vent arrache les branches des ormeaux,
Mais s’ouvre le volcan. Inventez le ruisseau
hurlant qui titera l’homme loin du foyer
(Sophike)

Regarde je suis vraie, violence inemployée.
Mais s’ouvre le volcan. Inventez le ruisseau
Plus haut sera mon saut quand lèvera mon camp
Plus large sera mon flanc aux blessures des faisceaux
(Maya)

Regarde je suis vraie, violence inemployée
Et quand tambour battant je suis prête à plonger.
Mais s’ouvre le volcan. Inventez le ruisseau,
M’emportant vers la mer en faisant le gros dos.
(Tchatchatcha)

Regarde je suis vraie, violence inemployée
Je voudrais dormir dans l’été réinventé
Mais s’ouvre le volcan. Inventez le ruisseau
Vert de rage et du sang des maux enfouis sous l’eau
(Lilly)

Regarde je suis vraie, violence inemployée
Contemple mon visage à l’horreur émondée.
Mais s’ouvre le volcan. Inventez le ruisseau
Déferlant. Me délivre le torrent des mots.
(Emmanuelle)

Regarde je suis vraie, violence inemployée
Dans l’âme des passions cherchant à me troubler
Mais s’ouvre le volcan. Inventez le ruisseau
Qui peint toutes les larmes avec ses pinceaux.
(Maia64)

Regarde je suis vraie, violence inemployée
Balançant doucement dans la chaleur d’été
Mais s’ouvre le volcan. Inventez le ruisseau
Qui de tous mes émois berça les soubresauts
(Kerléo)

Première étape : composer des alexandrins fondus dans une chanson d’Anne Sylvestre. Deuxième étape : après avoir choisi deux alexandrins, en faire les vers impairs d’un quatrain que chacun·e devait compléter.