Accueil Les oulipiens de l’année Diomira, une ville invisible
De là, suivant trois jours... (sonnet)

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De là, suivant trois jours le fil oriental,
L’homme accède à la ville aux coupoles ventrues
Que barde un argent clair comme l’étain des rues ;
Tout luit, les dieux d’airain, le théâtre en cristal...

Un coq en or, campé sur sa tour piédestal,
Charrie une antienne où remonte par crues
Le malstrom des cités et grâces disparues :
Souviens-toi de septembre ô Voyageur mental !

Quand le jour raccourcit, des lampes en série
Chamarrent le feston dessus la friterie ;
Tantôt d’une terrasse une femme criera

Hou ! Les sens pointeront l’heure présente, cible
Encadrant ce bonheur de soirée invisible
Qu’ils ont déjà vécue avant Diomira.