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À dada sur mon bidet, quand il trotte il fait des pets
Le pauvre cheval noir
Qui connut jadis la gloire
Se trouva fort dépourvu
Lorsque la maladie apparut.
Il rayonnait en toute confiance
Pétaradant sur tous les champs
De courses sous tous les vents
Poussé toujours vers l’avant.
Il s’élançait dans l’espace propulsé
Par le jet puissant du bidet
Poussant l’effort sur la piste
Hippique et mélancolique.
Car il faut ici préciser
Que ce n’est qu’au gallot
Que notre dada au culot
Lâchait ses airs sans en manquer.
Il galopait en croisade
Éole à quatre pattes
Autour de la rambarde
En cuvette de campagne.
Gagnant à tous les tiercés
A remplir les poches percées
Dans tous les bars PMU
Centaure de fortune.
Il y avait alors trucage
Disait-on dans les paris à gages
Car les flatulences de l’animal
S’associaient à du dopage.
Il fut interdit de concourir
Brisant ses rênes aux écuries
Chères à ses maîtres qui ne savaient
Que faire de ce phénomène.
Ils le vendirent à la ferme
Des milles chevaux industrielle
Dont l’énergie hydrocarbure
Ferait gonfler la lune.
