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Rien n’est plus…

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Rien n’est plus éphémère que les secondes des sirènes champêtres sur Terre.

Rien n’est plus fort que le bonheur de vivre à travers la liberté d’exister.

Rien n’est plus fort que l’envie et le désir qui soufflent dans ta main.

Rien n’est plus fort que des cymbales qui éternuent et s’emballent dans l’Absolu.

Rien n’est plus fort que le piment de voix de cet ensemble de corps.

Rien n’est plus fort celui qui debout crie, brisant le silence des garde-à-vous.

Rien n’est plus fort que ta mémoire qui fait croire au bonheur de l’espoir.

Rien n’est plus fort qu’être soi-même humain de ses murs.

Rien n’est plus fort qu’une double vodka qui prône le hourrah !

Rien n’est plus fort que le parfum d’une équipe de putois musclés.

Rien n’est plus grand que l’huile jetée dans un soleil en feu.

Rien n’est plus grand qu’un iceberg géant sur les traces du néant.

Rien n’est plus grand qu’un instant sur un escabeau enfilant le ciel.

Rien n’est plus grand que l’orang-outan d’Amazonie qui hurle jusqu’à l’infini.

Rien n’est plus grand qu’un pois chinois aux pommes-frites.

Rien n’est plus loin que ces lointains disparus qui m’ont appartenu.

Rien n’est plus loin que les idées des humains sur le pourquoi de leurs tourments.

Rien n’est plus sec qu’un été sans ombrage au cœur d’un mirage.

Rien n’est plus sec que la cohorte passée des heures épuisées.

Rien n’est plus seul qu’un pôle en impasse dans l’humanité.

Rien n’est plus triste qu’un chapeau à l’eau sans musique.

Rien n’est plus triste qu’un ciel gris sans ami, sans rire et soupir.

Rien n’est plus triste que ta voix absente que j’attends pourtant.

Rien n’est plus triste qu’un enfant sous la pluie, seul et oublié.

Rien n’est plus triste que les cendres du rire seul dehors.

Rien n’est plus triste qu’un corbillard qui pleure par un froid glacial.

Rien n’est plus triste que le chemin blanc de ta douce oraison.

Rien n’est plus triste que la chaleur dépourvue d’une seule vie.

Rien n’est plus triste qu’un anniversaire qui se déchire à cause de l’erreur d’un chaton.


D’autres textes d’Éliette :

Rien n’est plus grand
Que le cri d’un orang-outan
Que le bruit de l’ouragan
Que la forêt d’Amazonie
Qui s’ouvre sur l’infini.
En fait,rien n’est plus grand que l’orang-outan qui hurle jusqu’à l’infini

Rien n’est plus triste
Qu’un déjeuner sans beurre,
Qu’un enfant qui pleure,
Qu’un corbillard qui grince,
Qu’un froid glacial qui pince.
En fait,rien n’est plus triste qu’un corbillard qui pleure par un temps glacial.

Rien n’est plus fort
Que le torrent qui dévale,
Que la rivière qui déborde,
Que l’épée qui empale,
Que la bouche qui dévore.
En fait, rien n’est plus fort que le torrent qui dévale, empale et dévore.

Rien n’est plus loin
Que le chemin sous le soleil,
Que la marche dans la neige,
Que le chagrin du réveil,
Qque les cris des manèges.
En fait, rien n’est plus loin que la marche dans la neige, au réveil des manèges.

Rien n’est plus sec
Que le hareng saur sur le mur,
Que le chagrin sans les larmes,
Que le fourreau sans son arme,
Que le pain d’hier bien trop dur.

En fait, rien n’est plus sec que le hareng saur avec du pain dur sans les larmes.


D’autres textes de Mandarine :

Rien n’est plus grand
Qu’une petite attention, glissée en un instant
Qu’un basketteur en talons aiguilles hissé sur un escabeau
Qu’un pantalon XL enfilé par un escargot
Que le ciel dessiné très haut sur une feuille d’ enfant

En fait, rien n’est plus grand qu’un instant sur un escabeau, enfilant le ciel.

Rien n’est plus triste
Que la solitude involontaire
Qu’un regard qui voit sans voir
Que fredonner, gorge nouée, un petit air
Qu’un silence prolongé entre le fromage et la poire

En fait rien n’est plus triste que la solitude qui voit sa gorge nouée de silence.

Rien n’est plus fort
Qu’un grand coup de cymbales
Que ma mère qui éternue
Qu’un élan de cœur qui s’emballe
Qu’une parole dans une oreille absolue.

En fait, rien n’est plus fort que des cymbales qui éternuent et s’emballent dans l’Absolu.

Rien n’est plus loin
Qu’un ballon d’hélium échappé
Qu’une utopie sous les quolibets
Qu’un être blessé qui se tait
Qu’un caillou champion de ricochets

En fait rien n’est plus loin qu’une échappée de quolibets blessés par ricochets.

Rien n’est plus volatil
Que ma mémoire d’étourdie, alors j’écris
Que des mots enflammés sur du papier, alors c’est cuit
Qu’un air sérieux éclaboussé par la joie, alors je ris
Qu’une certitude devant l’étonnement de la vie.

 Alors, c’est dit :

Rien n’est plus volatil qu’un mémoire de mots sérieux devant la vie.

Atelier d’écriture avec Barbara, Bénédicte, Chloé, Chloé, Mandarine, Christophe, Éliette, Élisabeth, Jacqueline, Martin, Nadia, Nairouz, Nathalie, Sarah et Sylvie.