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La nuit... d’une traite

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La nuit, invisible après l’allumage du feu, effacée par la présence du feu, cet hypnotiseur, et ce soir, le ciel débarrassé de tous ses nuages pour nous, tel un plafond orné de punaises de cuivre, avec une lune élégante en arrondi d’ongle soigné, par un temps encore plus frisquet, bien sûr, mais respirable, aèré, un vrai temps de vacances, un vrai camp de vacances, certes sans la mer mais avec le ciel comme autre image de l’infinitude, un départ en vacances étonnamment rapide et durable, et cette étoile bien visible et pourtant éteinte, d’après les affaires de vitesse de la lumière.