C’était un matin calme, paisible et sec. Il feuilletait distraitement le Silence de la mer, sans dessein aucun. Un doux murmure lénifiant et le jour lumineux persista jusqu’à en être caniculaire, avec des vagues d’ombre diffuses ou nettes, et un soupir qui indiciblement caressait le pied des arbres dans la blancheur matinale. L’air épais et sec ne parvenait pas à traverser le plein bois du volet, retenu comme par la mollesse d’une ouate que la tranquillité de l’air accumulait doucement loin de toute lente aridité telle que pouvaient en désirer les bêtes et la nudité de la terre, autant que cette rumeur qui vous écrasait comme un vieillard, ou ce calme de l’air qui ne faisait guère ressortir le tintinnabuling matutinal.
Matthieu Aron, Damned : quatre… out !
Jean-Luc Doutrelant a aussi écrit