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Désenchanté

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Dans la douceur du crépuscule, viens ma mie, admirer le marcottage.
Pas de piège, je te rassure ; juste un temps de copinage.
Et si tu préfères admirer les vaches mâchouillant le polygala,
Abandonne-moi ta main que je t’y mène comme au gala.

A ton regard d’ennui je devine que tu te languis de l’osmonde.
Ne trouverai-je donc pas grâce à tes yeux en ce monde ?
Que crains-tu donc ? Que je te dépose dans le serpolet ?
Que je déshonore ton corps gracile à la lumière du feu follet ?

Que sais-tu des nuits bleutées à étoile douce-amère ?
Sans fil d’Ariane, tout y est éphémère.
Je te lasse, je le vois bien, moi qui ne suis plus un garçon.
Ils seront donc à d’autres tes premiers émois de labyrinthe en colimaçon ?

Dans la douceur du crépuscule, n’allons pas ma mie admirer la bourdaine.
Garde ta main, je te la laisse, ta main trop blanche, ta main vaine