Zazie Mode d'Emploi


C’est soir tempétueux : ses ondées intenses reviennent traverser encore ma porte, et tapent unanimement en un xylophone suintant. Et si « Olympiens niveaux d’Égosillevent » en schémas illustrés ne t’ennuie nullement, sept éclairs soudain rayonnent en vitesse, imprécis et nets. Nous entendons naître ton tonnerre, retentir avec violence, et rouer sans égards ramures et nature crépusculaires. On réagit en môme, avec peur : on reste tremblant, exaspéré envers tel tapage. Aucun, pluie éternelle, ne t’utilise : ni anthropoïde ni ivraie. Mise en minces effiloches nattées, ton eau noie un nième xéranthème. Yodle l’obstinée percussion : heure obscure notifiée. Et souffle un irrespirable noroît, ton aquilon, notre tramontane...

Autoacronymie : les lettres de la première phrase forment acrostiche de la totalité des mots du texte :
 
C’Est Soir Tempétueux : Ses Ondées Intenses Reviennent
(...)
Souffle Un Irrespirable Noroît, Ton Aquilon, Notre Tramontane...
--->
C’E-S-T S-O-I-R
(...)
S-U-I-N-T-A-N-T.

Gilles Esposito-Farèse a aussi écrit


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