Accueil L’oulipienne de l’année La nuit
Une poignée de babelines

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Une poignée de babelines (Jouet / nuit / étoilé / Testut / feu)

En deux-mille-trois se joua
Le sort des Testut. Ji. Jouet
Écrivit comme ils ont joui
De leurs droits. Talonnant Jouhaux,
Ils ruent et secouent leur joug. Hue !

Il faisait si frisquet qu’il en éternua.
Au firmament nocturne, absence de nuées :
À l’entrée de l’usine un feu trouant la nuit
Apporte à l’ouvrier contrepoids ténu aux
Dommages odieux que son revenu eut.

Mek’Ouyes, hé, toi ! Là,
Sous le ciel étoilé
Feu et nuit tu allies
Te jetais-tu à l’eau ?
Tes mots Testut a lu.

Toute l’usine protesta
Contre le lock-out détesté
On les nomma, tristesse, ti-
Re-au cul ! Je le dis texto :
Votre respect pour les Testut.

Testut se rebiffa.
Dans la nuit fit un feu
Posé comme un défi :
Pour passer aux infos
Faut faire du raffut.