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L’après-midi crépusculaire est humide, électrique et cyclonique. Camille se plonge dans « Tlooth », œuvre romanesque mais graphique. Quelque brusque acmé de foudre et l’opiniâtre hydromètre devient colérique, avec des météorites vagues ou discernables, et l’effroyable trompette qui dirait-on fouette les arolles dans l’après-midi grisâtre. Par l’ope de son échiffre peu étanche s’infiltrent de minces et filiformes schappes liquides, que poussent soudain les amples beignes des balistes météorologiques dans d’extrêmes périodes aquatiques, nuisibles aux gens et à l’orge, autant que ces bamboulas dantesques qui vous font sauter comme chaque enfant, ou l’adversaire atmosphérique qui arrive presque à étouffer l’immuable percussionniste nocturne.

Claude Dominique, « Juste Camille » (P.O.L. 2000).

Note de l’auteur :
Tous les mots peuvent être aussi bien masculins que féminins — qu’ils soient juste épicènes ou plus subtilement homographes. Harry Mathews a lui-même joué avec de telles ambiguïtés dans son roman « Les verts champs de moutarde de l’Afghanistan », traduit par Perec.
Cf. aussi ce lien.

Gilles Esposito-Farèse a aussi écrit


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