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Le vent du soir nous délivre



Le vent du soir nous délivre un bélier
dont le combat répugne à l’herbe et l’homme.
Peine brusque aïe ! aux frondaisons de l’orme
le vent du soir persistant peut brouiller
 
tragique feuille et bruit. Sans s’y mouiller,
elle ne dort mais dessus son épaule
n’aperçoit-on une bédé qui frôle
l’ubac des Hauts de Hurlevent, papier
 
que d’abondance infiltre un fil de pluie,
avec un cadre où fenêtre et dessin
cernent l’enfant de tonnerre soudain.
 
Quand la lecture en gris diffus essuie
le coup qu’assène un bélier repoussoir,
s’étouffe presque au vent le gong du soir.
Vers décasyllabes 4 + 6 ; en filigrane Les vers à soie de Jacques Roubaud.

Robert Rapilly a aussi écrit


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