Accueil L’oulipienne de l’année Diomira, une ville invisible
La recherche de Diomira

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J’ai longtemps transité sous de hauts campaniles
Où, trois jours vers l’orient le voyageur ira,
Mais ni bronze ou cristal ne signent Diomira :
Coq d’or, statues d’airain se voient en d’autres villes.

Le génie de ce lieu un soir se trahira :
Pavages en étain, théâtre de béryl,
Ces communes beautés paraîtront bien futiles
Quand , septembre venu, le jour diminuera

Et que resplendira la lumière électrique
Tandis qu’à la terrasse une femme s’écrie,
Comment dissimuler un sentiment d’envie

Pour celui qui ressent une impression mystique :
J’ai vécu cet instant, se dit-il tout songeur,
Soirée où se répète un bonheur antérieur .

Italo, Baudelaire, Proust and Co