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L’ennemi

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L’ennemi... Quand nous aurons proclamé le cessez-le-feu, nous ne pourrons plus avoir d’ennemi. Quand il y a le cessez-le-feu, il n’y a plus que le cessez-le-feu qui compte. Le cessez-le-feu est un pacificateur. Ce soir, regardez, l’accord providentiel a chassé tous les nuages pour nous ! Il a fixé les conditions qui apaisent, dans le livre, avec une plume élégante qui arrondit les angles ; c’est signé ! Ils fêtent ça au troquet, bien sûr, et ils respirent... et fin du calvaire... c’est les réjouissances et le temps des réjouissances ! C’est vrai que leur manque l’avant-guerre, mais cet accord providentiel n’est pas mal non plus comme image de la plénitude. On ne s’attendait pas à haïr cette violence aussi vite, et peut-être aussi longtemps. Regardez cet idéal, je le vois, tu le vois, et vraiment il résiste et en plus ce n’est pas faux d’y croire. Laisser faire les bellicistes est-ce salutaire ?