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Bulgogne

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Devise

Puissions-nous tenir jusqu’à demain

Drapeau

Avec la présence de deux soleils, imbriqués l’un dans l’autre tels des poupées russes,
et l’existence de deux lunes, il faut envisager la sainte quadrature comme une donnée
incontournable pour la compréhension de la cosmogonie des Bulgons.
Celle-ci se retrouve dans leurs 4 directions (Nord, Nord-Est, Sud et Sud Ouest) divisant le pays en 4 zones de peuplement distinctes où vivent les Oui, les Presque Oui, les Presque Non et les Non Mais Là Carrément Pas Mais Alors Pas Du Tout.
Le relief du pays est plat mis à part la présence de trois petites montagnes à ses frontières, quasi insignifiantes mais toujours néanmoins suffisantes pour faire trébucher l’envahisseur qui ne regarderait pas bien où il met les pieds.

Hymne

De notre berceau par les fées bercées
De nos sourcils essaimés par le vent
Depuis notre cœur tel de l’asphalte brulant
Nous le clamons haut et fort dans tes oreilles bouchées :

Ennemi prends garde aux poils de ton menton
Nous les tisserons un à un
Jusqu’à ce qu’il ne t’en reste aucun
Pour en faire de beaux napperons

La victoire à portée de mains
Ne la repoussons pas à demain
Si nous la cueillons aujourd’hui
Nous te mangerons en méchoui

Bulgogne relève toi
Ton avenir est devant toi
Si ton passé te pousse au cul
Peut-être alors avanceras-tu

Archéologie


Le rotatouillon : les premiers bulgons étant ovipares, le rotatouillon était un instrument cultuel qui servait à saisir et promener l’œuf en procession, notamment dans le cas de la naissance d’un personnage illustre prédite par les oracles.


La boucanica : dans l’antiquité bulgonne, les prédictions étaient en majeure partie réalisées à partir des déjections canines. La boucanica est en quelque sorte l’ancêtre de la boussole qui servait à déterminer avec laquelle des quatre directions sacrées la crotte se trouvait alignée. Notons que dans le cas où les deux extrémités de la déjection pointaient chacune vers un des deux soleils, une grande fête était alors organisée au cours de laquelle le chien était mangé afin de lui conférer le pouvoir de se réincarner en oligayon suprême.


La polylette : pour couvrir le reste de leurs activités, les bulgons possédaient un seul et unique outil qui leur était remis solennellement à la naissance. Ainsi celui-ci couvrait de multiples usages dont l’un principalement attribué à chacun à l’âge de deux ans suivant les fonctions qu’il avait à remplir au sein de son clan. Notons qu’il était très mal vu et même répréhensible de ne pas laver sa polylette avant de passer d’un usage à l’autre de l’instrument.