Accueil Les oulipiens de l’année La nuit
99 notes successives à la lecture de « la nuit... »

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1- La nuit est noire, épaisse, belle, tombée, chaude, à nous. Premières occurrences sur Google à la recherche d’une idée pour écrire un texte sur La nuit...
2- La nuit des films expressionnistes avec les immenses ombres portées sur les pavés des villes.
3- La nuit pendant les promenades à la campagne, avant, il y avait des vers luisants scintillant dans les fossés...ils ont disparu.
4- La nuit est pour les animaux cachés le jour : les souris trottaient au plafond qu’on n’entendait pas la journée.
5- Être debout la nuit c’est la première transgression.
6- La nuit était le moment de terreurs enfantines.
7- La nuit est le moment des insomnies adultes.
8- La nuit est une rumination fantasmatique du jour pour les insomniaques.
9- La nuit ne porte pas conseil.
10- La nuit, un chat blanc reste blanc.
11- La nuit se laisse apprivoiser avec le temps.
12- La nuit peut être un refuge, enfin.
13- Allumer un feu c’est du boulot sérieux : faut pas mettre la charrue avant les bœufs.
14- D’abord le papier journal roulé en boules puis le petit bois et une bûche pour finir.
15- Allumer un feu : une des premières expériences scientifiques de l’humanité quand on y pense.
16- Essayer d’allumer un feu en frottant du bois : échec frustrant (on ne dira pas cuisant !)
17- Un archéologue de l’école expérimentale lui, fait ça en 10 minutes !
18- Voilà comment procéder : prendre un morceau d’écorce, y amorcer un petit creux munie d’une goulette pour éliminer vers l’extérieur la sciure de bois venant du frottement et qui étoufferait le début d’échauffement, choisir un bois dur pour faire un baton de 20 cm qu’on épointe, préparer un tas d’herbe bien sèche à portée. Va-z-y tourne vite, vite le bâton dans le trou entre tes mains (tes mains partant du haut jusqu’en bas et recommence du haut en bas) : ça fume !... vite l’herbe... et voilà la flamme.
19- Entretenir le feu, c’est aussi du boulot... va brouetter les bûches car il n’y a plus que le feu qui compte une fois qu’il est allumé !
20- Se mettre au plus près du feu pour se griller un peu et faire fondre les semelles des Pataugas !
21- Le feu est à côté de la nuit, il ne l’efface pas... la tient juste à courte distance.
22- Notre intérêt pour le feu, c’est de l’archéologie mentale.
23- Le feu dévore le bois et ton attention. Ceci est un zeugme !
24- Le feu, au contraire de l’insomnie, te vide de tes pensées. C’est un hypnotiseur !
25- Le feu est une matière magnétique : il te fixe à lui.
26- Le feu comme symbole de grande sécurité, réveillant dans notre mémoire d’espèce le souvenir latent qu’il tient à distance les bêtes en chasse, repoussant leurs coups de griffes, de crocs ?
27- S’arracher à la contemplation du feu est presque douloureux.
28- Les feux de joie magnifiques à Pirou.
29- Le feu est le feu, un point c’est tout.
30- Passer la nuit à la belle étoile à regarder le ciel, l’été.
31- Regarder le ciel, là, à cet instant précis et y voir de diffuses trainées blanches...à peine quelques restes de nuages.
32- Dans le ciel de nuit quand tous les nuages ont été chassés, se concentrer et au bout d’un temps arriver à voir l’étoile polaire, la petite Ourse puis la grande et la Voie Lactée.
33- Ne pas arriver à voir plus que ça...
34- Pendant les promenades d’été la nuit, enfant, faire très fort un vœu quand filait une étoile.
35- C’était quoi ce voeu ?... toujours le même !
36- Les punaises de cuivre un peu oxydées sur les fauteuils un peu vieux... plus très brillantes.
37- Cette image est étrange : est-ce- un coup de vice oulipien ?
38- Ce cuivre inattendu, en septembre 2013 me fait songer au Chili, bien sûr
39- Le cuivre nationalisé par Allende, tu veux dire ? Oui.
40- Depuis la fenêtre, la lune en croissant au-dessus des toits en zigzag des usines dans une ville de métallurgie.
41- La lune réglant sans fin les marées, la germination des plantes et les cycles des femmes.
42- Essayer de se souvenir des 7 moyens décrits par Cyrano pour monter dans la lune.
43- Être dans la lune comme les enfants peuvent l’être.
44- La lune rouge signe de vent : à vérifier.
45- La lune avec un halo, noyée dans une brume : lune qui boit, signe de quoi ?
46- La lune en croissant bien net comme si le reste d’elle avait vraiment disparu.
47- Les vacances, avec les images obligées d’avant.
48- Les congés payés moqués des bourgeois : ne savent pas se tenir sur leurs plages. Ravis... on les emmerde !
49- Pour partir : un petit chariot bricolé pour la tente et le reste et allez... en train puis à pied !
50- Un couple...beaux, libres et heureux presque exactement comme sur un tableau de Picabia "Printemps" : c’est la baignade dans la Loire.
51- Que ce bonheur, cette liberté ait pu exister pour eux, c’est réjouissant.
52- Plus jamais les vacances n’auront ce goût-là des premières vacances, on dirait.
53- Les vacances, c’est un état d’esprit, paraît-il.
54- Les vacances, c’est l’odeur du serpolet dans un pré grillé de soleil en Haute-Loire.
55- C’est le repas de moisson avec les tartes aux prunes mises à cuire chez le boulanger.
56- C’est garder les vaches en mangeant au goûter des tartines du meilleur fromage de chèvre du monde...mais on ne le sait pas encore !
57- Descendre dans la rue à Paris, un jour d’été et être accueillie par le soleil et un silence inhabituel : c’est août et les vacances.
58- Les vacances ça n’était pas la mer.
59- Est-ce-que la mer manque en vacances ?
60- Encore faudrait-il en connaitre les usages, de la mer... et puis c’est trop loin, d’abord.
61- La mer définitivement un monde étranger. Agréable mais étranger.
62- Cette histoire des marées... faut avoir ça dans la mémoire collective.
63- Ça ne dure pas si longtemps, les vacances... mais c’est mieux que 15 jours, que rien.
64- Pour certains, se concentrer toute l’année sur son taf pour cette bouffée d’oxygène-là, c’est long quand même.
65- Bouffée d’oxygène : on respire, on s’aère. Ce que ça dit du reste de l’année ! On étouffe, on se referme ?
66- Partir loin pour les vacances : le nouveau rêve.
67- Partir pour les vacances : le nouveau rêve.
68- Avoir des vacances, c’est avoir un boulot : le nouveau rêve... on progresse, c’est net...
69- Regarder les étoiles en passant la nuit à la belle... (voir 30)
70- Apprendre les noms étranges et beaux de toutes les constellations. Cassiopée en W... Je ne la vois pas... tu la vois ?
71- W... la voyait-il au ciel, Perec ?
72- Cette brume insensée où s’agitent des ombres, comment pourrais-je l’éclaircir ? dit Queneau.
73- Baigner dans le ciel immense, se sentir réconciliée avec soi-même.
74- Embrasser le ciel immense est un livre de Daniel Tammet.
75- D. Tammet, syndrome d’Asperger, récita à Oxford en 2004, les 22 514 décimales de Pi apprises en 3 mois. Il dit ne pas calculer mais que les solutions lui apparaissent comme des paysages. Ouch !
76- Deux personnes séparées, regardant la même étoile au même moment. Réplique d’un film ? Parole d’une chanson ?
77- Rêve de cette communion en une étoile : Irréalisable ? Irréaliste ?
78- La musique psychédélique comme substitut au ciel étoilé.
79- Shine on you, crazzy diamonds. Par naïveté, ne pas avoir su que c’était le nom d’une drogue et avoir cru qu’on parlait d’étoiles, là...
80- Chanter ça à tue-tête, la nuit dans une fête... un peu ivre sans doute.
81- 81 ? Déjà ?
82- L’infini et l’angoisse enfantine de comprendre que nous ne sommes qu’une poussière au milieu de cette mer d’étoiles, de cette galaxie.
83- Est-ce-que cette peur enfantine est commune à tous ? Oser poser la question.
84- Ton intérieur se rétractait de peur à cette idée, on aurait dit
85- Quoi ? Nous ne sommes pas le centre de l’Univers ?
86- Puis apprendre qu’en plus il y a d’autres univers... ça ne s’arrangeait pas !
87- Une sorte de vertige de l’infini.
88- Les mêmes sensations que celles du vrai vertige : estomac noué, mains moites.
89- Peur du vide à l’envers : un vide qui nous tomberait dessus
90- Sidération par le sidéral, en quelque sorte
91- S’accrocher à quelque chose pour se protéger de cet infini-là
92- Et apprendre ensuite que d’autres infinis gisent dans chaque objet tenu
93- Tout un tas de trucs qu’on ne voit pas dans des objets à l’air inoffensif et qui remuent en plus tout le temps : incroyable !
94- L’infini en négatif, quoi.
95- Plus tard découvrir que Rutherford et Bohr démontrèrent ça : un noyau, des électrons sur des orbites
96- Ça ne s’arrête jamais, donc ?
97- Se retrouver comme point de jonction de ces deux infinis
98- Et se dire que l’infiniment petit est peut-être plus maitrisable que l’autre. Tant qu’à faire. Ce qui n’est pas vrai...
99- Conclure.